Dans le prolongement et l’approfondissement de la première rencontre Enseignement supérieur et protection sociale du 21 mai 2015, cette nouvelle édition vise à traiter, de deux sujets.

Dans un premier temps, il s’agit d’évaluer, pour la faire évoluer, la place que tient la protection sociale dans une série de formations générales. En effet, il apparaît que le recrutement dans les organismes de protection sociale pourrait s’appuyer de manière plus directe sur des parcours professionnalisants. D'où l'importance de faire coïncider les formations de l'enseignement supérieur avec les besoins professionnels. Quelle est donc la situation ? Quels sont les débouchés et les parcours professionnels des étudiants qui suivent aujourd’hui des enseignements de protection sociale ? Quels sont les besoins des organismes de protection sociale ? Quelles conclusions en tirer pour l’évolution des formations généralistes puis professionnalisantes dans le système universitaire?

Dans un deuxième temps, il s’agit de traiter à partir d’un état des lieux, des finalités de la recherche : quel équilibre entre les besoins du monde de la protection sociale et les besoins de formation des universités. Quelles conclusions en tirer sur les modalités d’organisation, et notamment de financement de la recherche en protection sociale. De l’avis général, ce financement est dispersé. Son organisation actuelle ne satisfait ni l’univers de la recherche, qui peut s’y perdre, ni celui des commanditaires qui souhaitent la réalisation de travaux plus en lien avec leurs préoccupations. Quelle meilleure organisation envisager ? Quels équilibres établir entre recherches fondamentales et appliquées ? Comment font d’autres pays ?

Dominique Libault

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